Le top 5 des pires moments de paresse sur les médias sociaux

Cet article a été publié en premier lieu sur le blog anglais d’Hootsuite et rédigé par Dara Fontein

J’ai gardé la maison d’une amie récemment. J’ai passé l’aspirateur dans toute les pièces en appuyant sur un simple bouton. Le robot aspirateur magique s’est mis en marche, et je suis allée me faire un café. J’ai appuyé sur le bouton de sa machine à capsules. Quelques secondes plus tard, j’avais une tasse d’un excellent café devant moi. Je me suis confortablement installée sur le sofa, j’ai saisi la télécommande et allumé la télé. Décidément, cette journée était dédiée à la paresse.

La plupart de nos tâches quotidiennes nous demandent peu d’efforts, et notre conduite sur les médias sociaux peut facilement suivre la même tendance. N’avoir qu’à appuyer sur un bouton est devenu la norme. Tout effort supplémentaire nous épuise. Je suis pour l’efficacité maximale et le gain de temps, mais notre paresse peut parfois devenir un vrai obstacle. Nous avons demandé à notre public sur Twitter quel avait été leur pire moment de paresse sur les médias sociaux et nous avons analysé à quel point ces habitudes nuisent à votre stratégie digitale.

#1 – Regretter une republication

Vous voyez un article sur Facebook dont le titre sonne bien et, sans trop réfléchir, vous le partagez sur votre journal. Vous partagez ensuite un lien vers ledit article sur Twitter, pour que tout le monde voie à quel point vous êtes intelligent et bien informé. Espérons qu’il ne s’agissait pas de l’article de la radio américaine NPR « Why Doesn’t America Read Anymore » (Pourquoi l’Amérique ne lit-elle plus ?), qui a déclenché un nombre astronomique de mentions J’aime, de commentaires sur Facebook, de tweets et de partages de la part d’internautes qui revendiquaient leur passion pour la lecture ou déploraient l’attitude des « jeunes » en la matière (ce qui n’est pas entièrement faux).

Mais ce que ces personnes n’ont pas remarqué, c’est qu’il s’agissait d’un poisson d’avril manigancé pour tester qui avait bel et bien lu l’article. Lorsque l’on cliquait sur l’article, l’on recevait le message suivant : «  Nous avons parfois l’impression que certains commentent les articles de NPR sans les avoir lus. Si vous lisez ceci, merci d’aimer cette publication et de ne pas la commenter. Voyons ce que le public a à dire sur cet « article ».

Si, en tant que marque, vous avez partagé la publication ou l’avez commentée sans ouvrir le lien et la lire au préalable, vous avez malheureusement fait preuve de paresse. Étant donné que 60 % des utilisateurs partagent ou retweetent du contenu afin d’aider les autres à « mieux savoir qui ils sont et ce qui est important pour eux », en partageant du contenu sans le lire, votre entreprise risque de donner l’impression qu’elle est mal informée, surtout si le titre de l’article en question ne correspond pas aux informations qu’il contient.

Bien sûr, rien ne vous empêche de partager du contenu d’autres sources et utilisateurs, mais n’oubliez pas de suivre vos bonnes pratiques.

  • Ne partagez pas simplement pour partager. Tâchez de vous en tenir au contenu de votre domaine qui, selon vous, apporte vraiment quelque chose à votre public.
  • Ajoutez de la valeur. Au lieu de vous contenter de retweeter ou de partager un lien vers un article ou une publication, prenez le temps de lire le texte et agrémentez votre retweet ou votre partage d’un commentaire. Pourquoi cet article intéresserait-il vos abonnés ? En quoi est-il pertinent ? Répondez brièvement et clairement à ces deux questions.
  • Lisez le contenu avant de le partager. Je l’ai déjà dit, mais permettez-moi d’insister sur ce point. Le titre d’un article est peut-être incroyable, mais les images ou le texte qu’il contient ne reflètent pas forcément votre marque comme vous le souhaiteriez. Les quelques minutes que vous coûtent la lecture de l’article peuvent vous épargner bien des regrets.

#2 – Aimer du contenu au lieu d’ajouter de la valeur

Tout comme le partage intempestif de contenu, vous contenter d’aimer régulièrement du contenu sans autre forme d’engagement peut devenir problématique. Comme l’explique Facebook, « Apposer la mention J’aime sur une publication Facebook est un moyen simple de montrer que vous aimer le contenu, sans avoir besoin de le commenter. » Aimer du contenu sur Facebook, Twitter ou Instagram n’a bien sûr rien de mal en soi, mais si c’est votre seul manière d’interagir avec le contenu, il serait peut-être temps de revoir votre stratégie digitale.

L’auteure Elan Morgan a mené une expérience durant laquelle elle n’a aimé aucune publication Facebook durant deux semaines. Selon elle, « La mention J’aime revient à acquiescer silencieusement dans une pièce bruyante. C’est la manière la plus facile de donner son assentiment. » Aimer du contenu (sur Facebook, Twitter ou Instagram) est certes un geste d’appréciation, mais c’est aussi une manière passive d’interagir. La prise de risques est faible, et l’effort minimal.

Elle a résumé ses résultats ainsi : « Je suis devenue plus présente et engagée, parce que je devais utiliser des mots plutôt qu’une fonction sans nuance. J’ai pris le temps d’exprimer mon opinion et mes sentiments, de m’informer de la vie de mes amis et de partager joies et peines avec d’autres êtres humains. En fin de compte, les mots sont plus humains et plus aimants que la mention J’aime. »

Je ne vous pousse pas à arrêter d’aimer les contenus des médias sociaux, mais à ne pas le faire sans réfléchir ou au lieu d’ajouter des commentaires ou d’apporter de la valeur à votre public.

Quelques conseils pour combattre votre paresse :

  • Mettez-vous au défi de commenter le contenu des autres de manière pertinente, et ce plusieurs fois par jour. QuickSprout a constaté que les utilisateurs d’Instagram sont 401 % (!) plus susceptibles de vous suivre si vous commentez une image au lieu de vous contenter de l’aimer.
  • Réfléchissez avant d’aimer. Le contenu que vous aimez apparaîtra la plupart du temps sur le flux de vos abonnés et reflétera votre marque et votre personnalité. Réfléchissez avant de le faire à tout-va. Cette image Instagram qui montre un homme et son maltais dans sa baignoire correspond-elle vraiment à votre marque ? Avez-vous envie que votre public voie que vous avez apprécié ce tweet humoristique sur un sujet délicat ? Probablement pas.

#3 – *Insérer ici un commentaire qui suscite la réflexion*

Répondre (sérieusement ou pas) à l’aide d’une action entre deux astérisques est devenue pratique courante en ligne et sur les médias sociaux. Je le fais, je l’admets *insérer ici un smiley tout penaud*, mais il y a un temps pour tout.

L’Urban Dictionary (source fiable par excellence) définit cette pratique comme : « Ce que les gens publient sur Facebook ou sur leur blog lorsqu’ils ont la flemme de mettre autre chose. » Ce mème est peut-être une manière amusante de réagir aux publications de vos amis, mais l’utiliser dans un contexte professionnel n’est pas forcément la meilleure idée… Avant de le faire, interrogez-vous :

  • Qui est mon public ? Pensez à votre public cible. Est-il calé en technologies et généralement au courant des mèmes et de la culture d’Internet ? Le format *insérer une blague ici* marche sans doute mieux sur certaines plateformes que sur d’autres.
  • Quels sont les intérêts de mon public ? Avant d’utiliser toute forme d’humour, renseignez-vous sur ce qui amuse votre public (grâce au social listening). Par exemple, si votre marque est active dans l’industrie médicale, ne faites pas de blagues sur les patients *insérer ici un facepalm accompagné d’un soupir*.

#4 – Overdose d’émojis

J’avoue, j’adore les émojis et je suis paresseuse. Et je ne suis pas la seule. Selon le Cassandra Report, quatre personnes sur dix âgée de 18 à 35 ans préfèrent communiquer à l’aide d’images plutôt que de mots. Une image vaut mille mots, et les émojis nous permettent de partager nos émotions et nos réaction sans taper une seule syllabe. L’Oxford Dictionary a même accordé à l’émoji qui pleure de rire le titre de « 2015 Word of the Year. »

Mais les émojis nous servent aussi parfois à esquiver les vraies réponses. Leandra Medine, du célèbre blog de mode Man Repeller, a une anecdote à ce sujet :

« Ma belle-mère vient de m’envoyer un texto pour me demander si je vais mieux, et tout ce qui me vient à l’esprit, c’est de lui envoyer l’émoji au visage vert. Je ne veux pas dire « non », mais je ne veux pas dire « oui » non plus. C’est une bonne façon de contourner le problème, parce qu’on ne répond pas vraiment. Finalement, on envoie quelque chose que l’autre est libre d’interpréter comme il l’entend.

Au lieu de donner un retour personnel à un tweet inspirant ou à une belle image sur Instagram, on envoie l’émoji en espérant que la personne comprenne notre message.

Si les émojis transmettent bien vos émotions, une réaction écrite aurait parfois apporté bien plus. Réfléchissez à la raison pour laquelle vous utilisez un émoji et au sentiment que vous souhaitez transmettre. Vos mots apporteraient-ils plus de valeur ? Si ce n’est pas la cas, notre publication « The Dos and Don’ts of Using Emoji in Marketing Campaigns nbsp » (Le guide d’utilisation des émojis dans les campagnes de marketing) » vous donne les conseils suivants :

  • Envoyez un message clair. Un message qui ne contient que des émojis ne sera pas compris par tout le monde.
  • Ne soyez pas trop sérieux. Les émojis sont des images humoristiques simples qui se prêtent mal aux messages d’avertissement.
  • Utilisez les émojis pour encourager l’engagement en temps réel. Les émojis sont parfaits pour le contenu ponctuel, les tendances et les événements culturels.
  • Ne personnalisez pas vos émojis sans objectif clair. Le clavier d’émojis personnalisé que vous envisagez de créer est-il nécessaire ? Notre palette est-elle insuffisante ? Si ce n’est pas le cas, vous n’en tirerez sans doute aucun profit (sauf, bien sûr, si vous êtes Kim Kardashian).
  • Créez une expérience interactive. Intégrez des émojis à vos campagnes de marketing pour faire participer votre public au processus.

#5 – Envoyer le même message d’anniversaire à tout le monde sur Facebook

C’est une tactique parfaite. J’approuve à 100 % l’envoi d’un message copié-collé à tout le monde sur Facebook. Les anniversaires sont d’un banal… Tout le monde en a un, alors pourquoi gaspiller votre précieuse énergie à écrire un message personnalisé et attentionné pour célébrer le jour de la naissance de quelqu’un ? C’était il y a belle lurette ! Contentez-vous de lui envoyer l’émoji d’une bouteille de champagne ;-)

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