4 stratégies utilisées par les ONG pour renforcer leur notoriété

Les entreprises ont parfois du mal à trouver leur public sur les médias sociaux. Les ONG, qui disposent de ressources limitées et sont confrontées à une concurrence féroce, ont encore plus de difficultés à se faire entendre.

Pourtant, quatre d’entre elles ont su tirer leur épingle du jeu et exploiter la puissance des médias sociaux. Qu’elles souhaitent interagir avec leurs soutiens, faire connaître une campagne ou partager des histoires, ces organisations atteignent leurs objectifs et soutiennent des communautés dans le monde entier.

4 stratégies utilisées par des ONG sur les médias sociaux pour soutenir leurs causes et leurs campagnes

1. Elles utilisent des hashtags de marque pour accroître la notoriété de leur campagne

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) est une organisation internationale de protection de la vie sauvage et de l’environnement. Avec plus de 5 000 collaborateurs travaillant dans 100 pays sur les six continents, le WWF se doit de disposer d’une stratégie digitale bien huilée. Elle a ainsi configuré ses tableaux de bord Hootsuite de sorte à reproduire ses structures d’équipe, workflows, langues et niveau de sécurité hors ligne avant le lancement de sa campagne #EndangeredEmoji.

Cette campagne avait pour but de développer la notoriété de sa marque, de générer des interactions avec un nouveau public et de mettre en avant des espèces menacées à l’aide de 17 émojis les représentant. Les participants à la campagne étaient encouragés à retweeter l’image #EndangeredEmoji du WWF, mais également à faire un don modique à la fin du mois, s’ils le souhaitaient.

Comme nous l’avons vu dans notre étude de cas sur le WWF, le bilan de la campagne #EndangeredEmoji est le suivant :

  • 59 618 inscriptions pendant les deux premiers mois de la campagne
  • Obtention d’une couverture médiatique internationale et de l’attention des leaders d’opinion
  • Campagne devenue source d’inspiration pour d’autres ONG, qui ont lancé des initiatives similaires

Les ONG telles que le WWF doivent être particulièrement créatives et débrouillardes lorsqu’elles organisent des concours et des campagnes. Les médias sociaux constituent un moyen pour elles d’optimiser le ROI de leurs projets.

2. Elles échangent avec les communautés pendant les situations d’urgence

La Croix-Rouge sait à quel point la communication est essentielle en cas d’urgence, et sa stratégie digitale en tient compte. En diffusant le bon message au bon moment, l’organisation peut éviter les mouvements de panique et préparer son public.

Grâce aux médias sociaux, la Croix-Rouge diffuse des messages rapidement et partage en temps réel l’évolution de la situation pour que les communautés bénéficient des informations dont elles ont besoin, quand elles en ont besoin. Elle utilise également les médias sociaux lors des catastrophes pour se tenir informée de la situation et demander de l’aide sous forme de volontaires ou de dons.

Pendant l’ouragan Matthew à Haiti en octobre dernier, les bénévoles de la Croix-Rouge ont publier massivement sur les médias sociaux pour sensibiliser le plus grand nombre.

En plus de sensibiliser le public à la catastrophe, le partage de liens sur les médias sociaux a permis de nombreux dons. En communiquant des informations en temps réel et en répondant à celles fournies par les victimes de l’ouragan, la Croix-Rouge a pu aider les personnes dans le besoin et éviter aux autres de se mettre en danger.

Comme l’explique un membre de la Croix-Rouge, « dans sa réponse digitale au sinistre, la Croix-Rouge a pu partager des informations à jour, gérer les menaces liées à la réputation, proposer de l’aide au public, répondre aux questions et échanger avec les communautés en ligne. »

3. Elles relatent des histoires touchantes

Si les statistiques et les faits sont toujours utiles, une histoire peut permettre d’interagir encore plus efficacement avec votre public.

Comme l’explique Cameron Uganec, directeur des marques pour Hootsuite : « … nous ne sommes pas des entreprises cherchant à interagir avec des consommateurs, mais des personnes qui cherchent à interagir avec d’autres personnes ».

D’après lui, quatre raisons poussent les utilisateurs des médias sociaux à partager des contenus :

  • Informer ou divertir
  • Se définir auprès des autres
  • Développer et renforcer des relations
  • Faire connaître les causes et marques qui les intéressent

Le contenu digital de 30 Millions d’Amis est axé sur ces quatre motivations.

Sur ses canaux sociaux, l’association publie essentiellement des contenus mettant en avant des animaux à l’adoption. Ces publications présentent l’animal et sa triste histoire, et sont illustrées de photos irrésistibles destinées à vous faire craquer. Elles incluent souvent les hashtag #adoption #adoptdontshop #sauvetage ou #animal rescue et invitent les abonnés à retweeter : deux stratégies bien trouvées pour toucher un maximum de personnes.

Des études ont montré que faire appel à certaines émotions augmentait les probabilités de partage d’un contenu. La stratégie digitale de 30 Millions d’Amis a parfaitement intégré cette idée.

Bien évidemment, les animaux eux-mêmes sont déjà mignons (ce qui constitue l’un des stimuli permettant de favoriser les partages). Mais, avec en plus une histoire poignante, toute personne ayant un cœur se sent tenue de partager le contenu de l’association.

4. Elles braquent les projecteurs sur certaines problématiques

Les médias sociaux permettent aux ONG de se faire entendre dans un monde où l’accès aux médias traditionnels reste très complexe. Or, il est crucial pour elles de faire entendre leur voix. C’est le cas de l’association National Center for Missing & Exploited Children (NCMEC)

Cette organisation travaille principalement à informer le public des bonnes pratiques de sécurité en ligne, mission qu’elle réalise par le biais du programme NetSmartz Workshop.

Le NCMEC utilise Twitter pour parler de cybersécurité et évoquer des sujets tels que la sécurité sur Internet, les médias sociaux et l’aide que l’organisation peut apporter.

Comme l’explique Mike Hill, responsable des productions digitales du NCMEC, « la sécurité d’Internet dépend notamment de notre capacité à diffuser notre contenu et à aider les enfants à assurer leur sécurité. Les médias sociaux nous permettent d’organiser des sessions de formation et de nous faire connaître. Nous souhaitons que les gens sachent que si leur enfant disparaît, ils peuvent nous contacter. Nous voulons également former les enfants et les jeunes, qui grandissent avec le digital, à l’utilisation sécurisée des réseaux. »

Les parents, enseignants et étudiants rejoignent les chats de l’organisation à l’aide du hashtag officiel #ClickyChats. Depuis le lancement des chats NetSmartz sur Twitter en 2013, le public de l’organisation est passé de 0 à 15 000 abonnés.

En organisant une session hebdomadaire de questions/réponses, le NCMEC se place comme une autorité dans le domaine de la sécurité en ligne et gagne en notoriété, ce qui facilite l’atteinte de son principal objectif : permettre aux enfants disparus d’être retrouvés.

D’une manière ou d’une autre, la révolution digitale a touché tous les secteurs, ONG comprises. En exploitant la puissance des médias sociaux, nombre d’entre elles ont pu développer leurs publics dans un monde qui évolue pourtant très rapidement.

Comme ces ONG, développez votre notoriété et les interactions avec votre public.

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